Drame chez les pendentifs Chikibot

Il y a quelques années, un drame s'est produit dans la famille Chikibot. La mère Chikihugz
s'est retouvée seule avec ses neufs enfants. Découvrez cette histoire, une petite histoire
policière.

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Par une belle journée ensoleillée de juin, Mr Chikibot, agriculteur à Iorm, petite ville située à
quelques kilomètres de Ferrand-Clermont sur la planète A-666, part dans la montagne pour se
détendre.

— Je n'y reste que la matinée et revient pour le repas, dit-il à sa femme Chikihugz.

Les deux jumeaux Chikifriends veulent se joindre à lui mais il n'en est pas question, et Mr Chikibot
part seul.

— A tout à l'heure ! Une bonne bouffée d'air me requinquera !

Vers 13 heures, toute la famille attablée l'attend pour le poulet du dimanche.

— Moi, j'ai faim, dit Chikilubz, j'en ai marre d'attendre !
— Moi aussi, ajoute Chikiluck.

Ils commencent tous à manger et le père n'arrive toujours pas : quatorze heures, quinze heures,
seize heures et toujours pas de Mr Chikibot.

— Ce n'est pas possible ! Il a dû lui arriver quelque chose dit Chikiboss ! Je vais aller sur ses traces !
— Je viens avec toi ! ajoute Chikifit le deuxième frère.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils se mettent en route. Mais au bout de deux heures de recherche, ils
reviennent à la maison.

— Maman, on a cherché partout, on n'a rien trouvé !
— Maman, appelle la gendarmerie ! crie Chikihugz la fille rebelle.

La mère Chikihugz prend son téléphone.

— Allo la gendarmerie ?
— Oui, bonjour madame, que peut-on faire pour vous ?
— Mon mari a disparu. Il est parti ce matin faire un tour dans la montagne. Il devait rentrer pour le
repas de ce midi mais il n'est toujours pas là.
— Ne vous en faites pas. Ça arrive souvent ce genre de chose. Il sera certainement rentré ce soir.
Si ce n'est pas le cas, rappelez-nous demain matin.

Le lendemain matin, après une nuit blanche passée à attendre, la mère rappelle la gendarmerie car
Mr Chikibot n'est toujours pas rentré.

— Allo la gendarmerie ?
— Bonjour madame. Que peut-on faire pour vous ? demande la capitaine Julien.
— J'ai appelé hier soir. Mon mari n'est toujours pas là. Aucune nouvelle ! Je suis très inquiète.
— Ah oui, je suis au courant. On va aller ce matin sur ces traces avec mes collègues. Vous nous
avez dit qu'il est parti de chez vous et est allé se promener dans la montagne.
— Oui, il prend souvent le même chemin. Je vous l'indiquerai lorsque vous serez à la ferme.

Les gendarmes parcourent le même chemin, mais ne trouvent rien. Le capitaine organise alors
une battue avec les volontaires de Iorm.
Au bout d'une heure de marche, un des volontaires, le jeune Jérôme, crie :

— Capitaine, là, là, il y a une chaussure qui dépasse du sol !

Le capitaine se dirige rapidement vers l'endroit où se trouve le jeune homme, suivi de ses collègues
et des volontaires affolés.Ils découvrent alors, en enlevant le peu de terre, le corps de Mr Chikibot.
 
— Ecartez-vous ! Faites de la place ! crie Le capitaine de gendarmerie.

Immédiatement, ils installent le périmètre de sécurité, devant les volontaires stupéfaits et inquiets.
Le gendarme Cyril appelle alors l'institut médico-légal et l'équipe scientifique arrive rapidement.
Le médecin légiste examine le corps et constate des contusions multiples sur le corps et une
blessure importante à l'arrière du crâne et en fait part au capitaine.

— On l'emmène et je vais faire un examen plus approfondi et vous appelle demain, dit-il au capitaine.
— J'attends votre appel, répond le capitaine.

Sur ce, Mr Chikibot est pris en charge, Julien remercie les volontaires et leur dit de rentrer chez eux.
Les discussions vont bon train.

— Tu te rends compte ? C'était un brave type.
— Oh oui ! On ne sait jamais ce qu'il se passe dans la tête des gens !
— Eh bien, on n'a pas fini ! Il y a un criminel dans le coin !
— Moi, je ne sors plus de chez moi !
— Moi aussi ! Mais après tout, c'est peut-être toi ! plaisante Michel.

Les volontaires s'éparpillent. Certains d'entre eux rentrent chez eux, d'autres restent sur le pas de
leur porte à discuter avec les voisins, tandis que quelques-uns se rendent au café du coin.

Le lendemain, Iorm fait la une de tous les journaux.

"LA FAMILLE CHIBIBOT EN DEUIL"" DRAME CHEZ LES CHIKIBOT" "UN CRIMINEL À IORM"
– "LA POLICE ENQUÊTE" 
– "QUI EST LE COUPABLE ?" – "ON SOUPÇONNE UN PROCHE"


Le capitaine reçoit l'appel de médecin légiste.

— Bonjour capitaine.
— Bonjour Mr Redon, vous avez des informations supplémentaires à me communiquer ?
— Oui, Mr le capitaine. Outre les confusions et le coup porté sur le crâne sûrement provoqués par un
objet rond et dur qui lui a été fatal, j'ai découvert des tout petits morceaux de peau sous ses ongles.
— Ah intéressant ! Un règlement de comptes je suppose !
— C'est tout à fait possible !
— Dès demain, je vais prendre les mesures nécessaires à retrouver l'auteur du crime.
— Je vous envoie le rapport par mail immédiatement.
— Je vous remercie. Bonne journée Mr Redon.

Sur ces entrefaites, le capitaine et son équipe se rendent à la ferme des Chikibot pour annoncer la
très mauvaise nouvelle, accueillie avec stupéfaction par la famille qui est effondrée.

Les gendarmes récupèrent alors le mobile de Mr Chikibot ainsi que son ordinateur, qu'ils vont consulter
minutieusement. L'ordinateur ne contient pas grand chose, seulement quelques mails sans importance,
mais le téléphone donne plus d'informations. Tous les contacts de Mr Chikibot y sont répertoriés.

— Il faut convoquer et interroger toutes ces personnes et leur faire faire un test ADN. Il n'y a que ça qui
donnera des résultats dit le capitaine Julien à ses collègues.
Les gendarmes se mettent alors au téléphone, les contacts sont convoqués un par un et le test est
effectué sur chacun d'entre eux.

Après quelques jours, les résultats des tests arrivent à la gendarmerie. L'ADN d'un des contacts
correspond à la peau trouvée sous les ongles de Mr Chikibot, c'est celui de Mr Cherko, un agriculteur
résidant dans le village d'à côté.Il est immédiatement convoqué.

— Bonjour Mr Cherko, alors, qu'avez-vous à nous dire ?
— Rien. Pourquoi je suis là ?
— On vous soupçonne d'avoir tué Mr Chikibot.
— Qui ? Mais je ne le connais pas !
— Pourtant, vous êtes inscrit dans son répertoire téléphonique.
— Je lui ai jamais parlé à ce monsieur.
— Mais bien sûr que si ! On a pu écouter les échanges téléphoniques que vos avez eu avec lui au
sujet d'une vente de tracteur.

Mr Cherko reste pensif.

— Ah oui, c'est vrai, je ne m'en souvenais pas.
— Et la peau que l'on a retrouvé sous ses ongles est la vôtre.
— Ce n'est pas possible.
— C'est bien la vôtre. Les tests d'ADN nous le confirment.

A ce moment-là, l'homme a forte corpulence, aux cheveux et à la moustache gris, s'effondre. Les
coudes appuyés sur le bureau du capitaine, la tête dans ses mains, avoue.

— Je ne voulais pas, je ne voulais, pas !
— Certes, mais vous l'avez fait. Calmez-vous Mr Cherko. Que s'est-il passé ?
— Dimanche matin, je suis allé me promener dans la montagne.

L'homme marmonne.

— Et ?
— Et j'ai croisé Mr Chikibot !
— Ensuite ?
— On s'est dit bonjour, on se connaît un peu.
— Un peu dites-vous ?
— Oui, alors ?

Mr Cherko a du mal à parler.

— L'année dernière, je lui ai vendu un tracteur et il m'a donné un petit acompte. Il devait me payer
le reste un peu plus tard. Il ne m'a jamais payé.
— Vous pouvez poursuivre ?
— Alors quand je l'ai vu, je lui ai réclamé l'argent. Il m'a répondu qu'il fallait que j'attende car les temps
étant durs, il n'avait pas d'argent. Mais moi aussi, je n'ai pas d'argent. C'est pour ça que je lui ai vendu
le tracteur.

Le capitaine tend un mouchoir à son interlocuteur dont le nez coule, tout comme les larmes.

— Poursuivez, Mr Cherko.
— Je me suis mis en colère. Il m'a mal répondu et le sang m'est monté à la tête. On s'est violemment
engueulés et on en est venus aux mains.Il m'a donné un grand coup de poing, m'a poussé et comme
ça descend, j'ai roulé un peu plus loin.
— Ça ne vous a pas calmé ?
— Au contraire, dit-il en s'essuyant les yeux. Il y avait un bâton à côté de moi. Je l'ai pris, je me suis
dirigé vers mon adversaire, et l'ai cogné avec. Mais à moment donné, il s'est retourné à cause d'un
coup et là, je l'ai frappé à la tête.
— Pas un petit coup. Un coup mortel.
— Je ne l'ai pas fait exprès, je ne voulais pas en arriver là.
— Oui mais vous l'avez tué.
— C'est un accident, je vous jure. !
— Vous pouvez me raconter la suite s'il vous plaît ?

Mr Cherko se mouche plusieurs fois.

— J'étais paniqué, je ne savais pas quoi faire. Il y avait un trou à côté. Alors je me suis dit que si je
l'enterrais …
— Alors vous l'avez enterré.
— Oui. J'ai agrandi un peu le trou et ai recouvert son corps d'un peu de terre et de pierres. J'ai fait
vite, et suis parti tout de suite.
— Bien Mr Cherko. Demain, on vous emmènera à la prison la plus proche. On va avertir votre famille.
— Mais je n'ai personne.

Le lendemain, Mr Cherko est transféré à la prison de Ferrant-Clermont où il restera quelques années.
 

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